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Bada, qu'est-ce que c'est?

Date de publication : 26 mars 2010

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I.


I.

Philippe Dunski : Bonjour monsieur, pouvez vous vous présenter en quelques mots?

Arnaud Touillon : Je suis Arnaud Touillon, responsable marketting au sien de la division telecom, en charge plus particulièrement de la partie services, contenus, online et CRM.

C'est assez dissocié de bada, mais cela entre dans une volonté de construire tout un écosystème basé sur tout ce qui fait vivre la téléphonie aujourd'hui autour de Bada.

Ph. D. : Du point de vue du marketing, justement, comment prévoyez vous de vous positionner par rapport à la concurrence, par exemple, car elle est déjà rude?

A. T.: Il faut savoir que Samsung est déjà leader en France, mais que nous subissons effectivement une concurrence très très rude, et que ce n'est pas forcément simple de rester leader, c'est même assez compliqué.

Nous avons effectivement un certain nombre de concurrents, dont un qui s'appelle Apple, non pas forcément sur le volume de terminaux qu'il vend, mais sur les usages qu'il est en train de créer, et de toute la valeur qu'il est en train de donner aux téléphones.

C'est pour répondre à cette concurrence que Samsung a décider de créer son propre système ouvert, son propre OS, qui s'appelle Bada, et qui a vocation, demain, notamment à accueillir un grand nombre d'applications, pour pouvoir répondre aux principales attentes de nos consommateurs.

C'est une chose que l'on n'avait pas jusqu'à aujourd'hui, et qui était certainement une faiblesse qui explique que nous ayons eu du mal, depuis quelques mois, à séduire les clients « haut de gamme », qui ne se reconnaissaient peut-être plus dans Samsung et qui ont préféré aller voir ce qui se passait chez nos concurrents.

Nous espérons en tous cas leur redonner confiance en nous et en tout ce que l'on va développer dans les mois avenir tournant autour de Bada.

Ph. D. : Justement, il me semble avoir lu sur internet que vous sembliez plutôt viser, dans un premier temps, un public plutôt tenté par des appareils de « milieu de gamme », n'est-ce pas contradictoire?

A. T. : Vous savez, dans la téléphonie, avec le jeu des subventions des opérateurs, les prix des produits sont quand même très très vite assez bas, et donc, un produit haut de gamme, ayant des capacités très intéressantes et très riches peut très vite se positionner à des prix inférieurs à 100 ?, et donc être taxé de milieu de gamme, malgré nous.

Ph. D. : J'avais sans doute mal compris, car il me semblait que pour les produits haut de gamme, vous alliez plutôt garder Symbian, Androïde, voir Windows?

A. T. : En fait, on pense que pour le très haut de gamme, notamment pour les sites P2P, seront plutôt équipés de Windows, notamment Seven qui est annoncé prochainement.

Ensuite, il y a androïde dans lequel on croit beaucoup et qui sera principalement fournis avec des appareils « milieu ? au de gamme » et l'objectif avec bada que l'on va lancer avec le wave, effectivement sur du milieu de gamme, est de fournir une gamme la plus large possible, pour toucher toutes les cibles, ce qui ne veut pas dire que l'on ait une stratégie « entrée de gamme »,

Ph. D. : Pour l'avenir, avez vous une déjà une stratégie définies concernant ces différents systèmes ?

A. T. : Disons que ce n'est pas à moi de le dire, mais plutôt aux consommateurs, et Samsung privilégiera celui que les consommateurs auront privilégié.

Je pense cependant que nous avons avec Bada a de grandes chances de sortir vainqueur.

Ph. D. : je vais peut-être avoir l'air d'insister, mais, j'ai, entre autre, lu le blog de quelqu'un qui argumentait sur la concurrence déjà existante pour vous prédire, disons le franchement, un flop magistral...

A. T. : Non, car on remarque que, aujourd'hui, tous les OS ne fonctionnent pas de la même manière et n'ont pas forcément des performances semblables, et que rien n'est donc gagné, dans n'importe quel sens.

Par contre, on pense que en tant que deuxième constructeur mondial, et surtout en tant que leader en France, si nous maitrisons la chaine de valeurs de bout en bout, nous avons tout à y gagner en arrivant à construire une proposition complète qui va séduire le client.

Je pense donc que ce n'est pas forcément voué à l'échec, mais que cela peut très bien être une réussite, et que notre statut de numéro deux mondial nous le permet.

Ph. D. : Pourquoi avoir privilégié une solution Open Source plutôt qu'un système plus propriétaire?

A. T. : Je pense que c'est la clé pour être en mesure d'attirer le plus grand nombre d'éditeurs et de développeurs, parce que l'on sait que c'est un cercle vertueux:

Plus il y aura de développeurs et d'éditeurs, plus cela va créer d'usages, plus il y aura d'usages, plus les gens voudront y entrer, et ainsi de suite.

Je pense donc que le choix a été fait pour ces raisons là.

Ph. D. : Vous allez mettre en place un système internet permettant aux développeurs de faire valider leurs applications puis de les distribuer. Pouvez vous nous dire quelle sera la politique suivie?

A. T. : Le processus est relativement simple, mais, dans un premier temps, les développeurs ont à s'inscrire sur un premier site sur lequel ils pourront obtenir l'ensemble des éléments techniques et connaître ce que l'on va appeler les chartes, déontologiques, techniques ou autres pour créer son application. Ils seront alors libres dans le choix de l'application qu'ils veulent mettre au point.

Ensuite, ils pourront déposer leur application sur un deuxième site, le « seller office ».

Par « déposer », j'entends non seulement la faire valider, mais également la marketer, c'est à dire définir le nom de l'application, le prix auquel il veut la vendre, dans quel pays elle est éligible, la catégorie dans laquelle il souhaite qu'elle soit rangée, etc.

Cette application est alors validée par nos équipes en Corée, sur les parties fonctionnelles ou sur le contenu entre autres.

Nous espèrons que cela prendra en tout cas moins de dix jours ouvrés.

Une fois cette validation effectuée, l'application sera postée et mise à disposition au travers de samsung.aps, qui est le nom de notre stand applications.

P. H. : En ce qui concerne la mise à disposition des applications, le développeur est il réellement libre de définir lui-même le prix auquel il souhaite la vendre?

Le développeur fixe le prix dans les limites d'une grille tarifaire :

Cela va de la gratuité pure et simple ou, pour les applications payantes, cela va de un à 100?, avec différents paliers: 1,2,3,4,5, puis de dix en dix, puis de vingt en vingt, etc.

Au total, cela représente 25 ou 26 paliers différents.

Pour le reste, c'est aux développeurs de déterminer quelle est la juste valeur pour leur application.

Ph. D. : A ce sujet, y a-t-il une quelconque appréciation de votre part quant à la valeur de l'application, ou est-on vraiment libre de littéralement la sur-évaluer.

Si, par exemple, je venais à développer une application tout à fait basique, « imbécile » oserais-je dire...

A. T. :... C'est votre choix...

Mais quand, au bout de quelques mois, vous verrez qu'elle n'a jamais été téléchargée, peut-être déciderez vous de changer le prix.

Au final, c'est le retour d'usage qui va guider le développeur dans la fixation du prix.

On peut faire des propositions ou donner des conseils par rapport à ce que l'on sait et à ce que l'on voit, entre autres sur les sites de nos concurrents, mais en tout cas, c'est l'éditeur qui a la liberté totale du choix de sa politique tarifaire

Ph. D. : ? Quitte à ce que l'éditeur « boive la tasse »

A. T. : Ca, après, c'est chacun son problème... Mais bon, ce sera aussi un peu le nôtre, si du coup cela ne se vent pas...

C'est pourquoi je pense que les éditeurs échangeront avec nous en amont et, même si on n'a pas un droit contrôle, on peut toujours discuter, conseiller, dire ce qu'on pense.

On peut expliquer aussi que, peut être, des applications un peu concurrentes se situent plutôt dans telle ou telle gamme de prix et que l'on peut donc leur conseiller de se positionner de la même manière.

Ph. D. : Bien voilà, je pense que nous avons fait le tour, Merci beacoups



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